MOTOWN 50

MOTOWN 50
Apparemment, Motown est en train de mettre en place la promotion pour célébrer son 50eme anniversaire. [thanks marxthespot].



Même si la date de célébration reste encore floue, [cf. News du 22/10/2007], un CD promotionnel commence à être diffusé : Réalisé dans un emballage ecopak, il contient 16 titres parmi lesquels « A.B.C. » des Jackson 5



Quelques informations peuvent néanmoins être recueillies après analyse de ce CD Promo :

- Motown annonce la préparation une grande soirée d'anniversaire.

- Cette célébration se fera en partenariat avec plusieurs entreprises. Ce CD est un support destiné à les informer et à les inciter à devenir partenaire de l'opération.



Le projet « Motown 50 » est lancé...



Sources : Motown / MJLegend

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 08:29

05/11/2007 : Ebony Magazine ~ l'interview de Michael

05/11/2007 : Ebony Magazine ~ l'interview de Michael
Partout sur le web commencent à se diffuser la nouvelle interview du King of Pop ainsi que les photos publiées dans Ebony magazine. Avant de vous laisser vous plonger dans l'interview, faisons le point sur ce que l'on est en droit d'attendre.

Faut-il attendre des annonces spectaculaires en lien avec le nouvel album ?
Non, les fans qui attendent cela seront déçus. Ebony Magazine souhaitait faire un numéro célébrant les 25 ans de Thriller. C'est tout.

La plupart des propos tenus par Michael parlent donc de cette époque et de son importance , pour sa carrière et pour la musique contemporaine. Néanmoins, MJ avoue, au détour d'un question, être toujours en train de composer et se rendre presque chaque jour en studio d'enregistrement.

Quelle est la réaction des fans concernant les photos ?
A première vue, les photos ont été retouchées – nous préférerons dire « retravaillées » - par ordinateur. Et c'est là un sujet de débat. Il semble qu'une large majorité des fans salue la qualité et l'originalité des clichés.

Néanmoins, tous les goûts étant dans la nature, certains se plaignent sur les forums d'une retouche excessive qui dénature à leurs yeux l'image de Michael.
A l'heure actuelle , il est pourtant difficile de trouver dans des magazines des photos de qualité n'ayant subi aucune retouche.

Mais après tout, peut –être que ces fans préfèrent garder de Michael , l'image véhiculée par les photos prises à l'extérieur du tribunal de Santa Maria , des photos non retouchées, il est vrai, et diffusées en quantité industrielle.

MJLegend pense pour sa part qu'il est normal pour un artiste de prendre une distance avec la réalité et que le travail de l'image est un des moyens de sublimer cette réalité. Acceptons le travail de l'artiste.

Dans cette interview, Michael rend hommage à son père, à Quincy Jones, à Stevie Wonder, à la Motown, mais donne également son avis sur les prochaines élections présidentielles américaines. A ce sujet, Il se montre lucide et pointe du doigt les limites du pouvoir politique face à des problèmes qui touchent le monde dans son ensemble (comme par exemple les catastrophes naturelles).
Néanmoins, il veut croire qu'il est encore possible d'agir et pense que la préoccupation de l'action politique devrait être le bien-être des générations futures.










L'interview :

Comment est-ce que tout a commencé ?




MJ : Motown préparait un film nommé « The Wiz » ... et Quincy Jones devait être le producteur en charge de la musique. J'avais déjà entendu parlé de Quincy auparavant. Quand j'étais enfant, dans l'Indiana, mon père avait l'habitude d'acheter des albums de jazz, je le connaissais donc comme un musicien de jazz.


Une fois, que nous avons fait ce film – nous sommes devenus très proches pendant le tournage, il m'a aidé à comprendre certains mots, il était un peu comme un second père – je l'ai donc appelé après le film , en toute sincérité, car je suis quelqu'un de très timide.





[...] Je ne plaisantais pas et j'ai dit « Je suis prêt pour faire un album. Est-ce que tu penses...Pourrais-tu me recommander quelqu'un qui pourrait être intéressé pour le produire ou pour travailler avec moi ? ». Il m'a arrêté et a dit : « Pourquoi tu ne ME laisses pas le faire ? ».

Je me suis dit à l'intérieur de moi-même : « Pourquoi est-ce que je n'y ai pas pensé ? ». Peut –être que c'était dû au fait que je le considérais plus comme un père pour moi. Après qu'il m'ait dit ça, je me suis dit « Wow , ça serait génial ». Ce qu'il y a de bien quand on travaille avec Quincy, c'est que l'on a une totale liberté. Il ne se met pas en travers du processus de création.


La 1ere fois que j'ai travaillé avec lui ce fut pour l'album « Off The Wall ». Il y avait aussi Rod Temperton qui est venu en studio, et il est venu avec une tuerie – c'était un jeune gars venu de Wurms en Allemagne – il est venu avec ce [MJ imite alors le début de « Rock with you ») : « doop, dakka dakka doop , dakka dakka dakka doop » , la mélodie entière et celle du refrain. Ça m'a plu, je me suis dit WOW !

Après avoir entendu ça, j'ai « OK, il faut vraiment que je me mette au travail maintenant ». Et donc, à chaque fois que Rod proposait quelque chose, je devais présenter également quelque chose, ce qui a créé une forme d'émulation en toute amitié. J'adore travailler comme ça. J'aime écrire comme Walt Disney avait l'habitude de le faire : s'ils travaillaient sur le dessin animé « Bambi » ou tout autre film d'animation, ils mettaient un cerf sur le plateau et réalisaient une sorte de concours entre des dessinateurs de styles différents. Quel que soit celui qui réalisait les dessins, celui dont le style convenait le mieux à Walt, était choisi. Cela créait une concurrence, amicale certes, mais c'était une véritable compétition , car cela nécessitait les plus grands efforts.

Donc, [là c'était pareil], quand Rod devait apporter quelque chose, je devais également apporter quelque chose d'autres. Et nous avons créé cette chose merveilleuse.





Après « Off The Wall » vous revenez en studio au printemps 1982 , pour travailler sur « Thriller »


Après « Off The Wall », nous avions eu tous ces titres classés numéro 1 (« Don't stop 'til you get enough », « Rock with you » , « She's out of my life » , « Workin' day and night ») et une nomination pour un Grammy Award , mais je n'étais pas complètement satisfait de la manière dont tout s'était passé , car je voulais en faire plus, y mettre encore plus de mon âme et de mon c½ur.





Est- ce que cela fut une transition pour vous ?


Une COMPLETE transition. Depuis toujours, quand j'étais enfant, je voulais apprendre à composer.

Tchaïkovski est celui qui m'a le plus influencé. Si vous prenez un album comme « Casse Noisettes», chaque chanson est une tuerie, chacune. Alors je me suis dit à moi- même « Pourquoi ça ne serait pas possible de faire de même avec un album pop... » - les gens avaient l'habitude de faire un album où l'on trouve une bonne chanson , et le reste n'était fait que de « face-B ».

Ils appellent ça un « album de chansons».

Je me dis à l'intérieur de moi – même : « Pourquoi ne pas faire en sorte que chaque chanson soit un tube ? Pourquoi ne pas faire que chaque chanson soit tellement géniale que les gens aient envie de l'acheter si elle sortait en single ? »

J'essaie toujours de travailler pour ça. C'était mon principe pour le prochain album. C'était ma principale idée. Je voulais que nous puissions sortir toutes les chansons que nous souhaitions. J'ai travaillé dur pour cela.





Dans le processus de création, c'est quelque chose de délibéré de votre part ou est-ce quelque chose qui vient naturellement ?


C'est complètement délibéré de ma part. Même si ces choses sont réunies ensemble d'une manière ou d'une autre, les choses se créent dans ce contexte. Mais, quand l'alchimie se produit dans la pièce , la magie arrive.

C'est comme mettre des éléments dans un hémisphère et qu'ils produisent cette magie dans un autre. C'est de la science. Et être au c½ur de cela avec des gens bien , c'est quelque chose de merveilleux.


Quincy me donnait le surnom de « Smelly » - S. Spielberg me surnomme également comme ça.

A l'époque, et particulièrement à cette époque – aujourd'hui, il m'arrive de dire des gros mots - , à l'époque on ne pouvait pas me faire dire des gros mots. Souvent je disais, « This is a « smelly » song », ce qui signifie « elle est tellement bien » que vous vous sentez concerné.

Il m'a donc appelé « Smelly ».


Mais , oui, travailler avec Quincy était quelque chose de merveilleux. Il vous laisse expérimenter des choses, faire comme vous le voulez, et il est assez génial pour ne pas se mettre en travers de la musique , et s'il y a un élément à rajouter, il l'ajoute. Et il entend toutes ces petits choses. Comme par exemple , dans « Billie Jean » , je suis venu avec ce son de basse , la mélodie, et la composition dans son ensemble. Mais, après l'avoir écouté, il a ajouté un bon « riff »...


Nous devions travailler sur une chanson et nous nous sommes rencontrés à cette maison , écoutant ce sur quoi nous travaillions, et il m'a dit : « Smelly [...] si les chansons ont besoin de quelque chose , elles te le diront . Laisse les chansons te parler. ». J'ai appris à faire ça. Pour devenir un formidable compositeur , il ne suffit pas d'écrire.

Vous devez vous effacer. Quitter la pièce pour laisser Dieu marcher dans la pièce. Et quand je compose quelque chose dont je sens que c'est bon, je me mets à genoux et remercie Jéhovah !






Quand avez – vous ressenti cela pour la dernière fois ?


Récemment. Je compose tout le temps. Quand vous sentez que vous êtes sur la bonne voie, vous avez parfois l'impression que quelque chose va arriver, un peu comme une gestation ou comme lors d'une grossesse ou quelque chose d'identique.

Vous devenez émotif , et vous commencez à sentir que quelque chose est en gestation, puis, magie, elle est là. C'est une explosion de choses si magnifique que vous vous dites « WOW » ! c'est là. C'est comme ça que les choses se passent par rapport à nous. Il s'agit de quelque chose de merveilleux : un univers où vous pouvez vous transporter , avec ces 12 notes...





(MJ écoute sur un iPhone une des premières démos de la chanson « Billie Jean »).





Ce que j'ai fait quand j'ai composé ça, j'ai fait une première version juste pour écouter les refrains, juste pour voir à quel point j'aimais le refrain.

Si j'aime alors que c'est une 1ere démo, alors je sais que ça fonctionnera.

J'écoutais ça, c'était à la maison. Janet, Randy, moi .. Janet et moi disions : « Whoo, Whoo... Whoo, Whoo... ».

Je fais la même chose pour toutes les chansons. C'est la mélodie qui est le plus important dans une chanson. Si la mélodie me plaît, si j'aime la démo originale, je passe à l'étape suivante. Si ça sonne bien dans ma tête , ça sonnera généralement bien quand j'aurai travaillé dessus. L'idée est de transcrire sur un enregistrement ce que vous entendez dans votre tête.


Si on prend une chanson comme "Billie Jean", où la basse est l'élément important [...]. Écoutez, il y a 4 basses qui ont 4 personnalités différentes. C'est qui donne sa touche au morceau. Mais ça demande beaucoup de travail.

Un autre grand moment a été la performance lors du show Motown 25...



J'étais au studio en train de travailler "Beat It", et pour plusieurs raisons je le faisais dans les studios Motown. Cela faisait un moment que j'avais quitté la compagnie. Ils envisageaient de faire quelque chose pour l'anniversaire de Motown, et Berry Gordy est venu me voir pour me demander si je voulais participer au show et je lui ai répondu : « NON ». Je lui ai dit non. J'ai refusé à cause de Thriller, j'étais en train de bâtir et créer quelque chose , j'étais uniquement programmé pour faire ça, et il m'a dit : « Mais c'est l'anniversaire... ». Je lui ai donc dit : « Je vais le faire, mais à la condition que tu me laisses faire une chanson qui ne soit pas une chanson de Motown ». Il m'a dit : « C'est laquelle ? » J'ai dit : « Billie Jean ». Il a dit : « OK, bien. » J'ai dit : « Tu vas vraiment me laisser interpréter "Billie Jean" ? » Et il m'a dit : « Oui ».
Alors j'ai répété et fait la chorégraphie, habillé mes frères et j'ai choisi les chansons, et le medley. Et en plus, j'ai aussi travaillé sur les angles des caméras. Je dirige et arrange tout ce que je fais. Toutes les images que vous voyez, j'en suis à l'origine. Laissez moi vous dire pourquoi je le fais ainsi. Il y avait 5, non 6 caméras. Quand vous êtes sur scène – peu importe le type de performance que vous réalisez – si vous ne captez pas correctement les caméras, les spectateurs ne verront rien. C'est ce qu'il y a de plus égoïste au monde. Vous filmez ce que vous voulez que les personnes voient, au moment où vous le voulez et de la manière dont vous le voulez, quelle juxtaposition vous voulez leur montrer. Vous créez la totalité du sentiment général de ce qui sera présenté, selon votre angle d'approche et vos images. Car je sais ce que j'ai envie de voir. Je sais ce que je veux proposer aux spectateurs. Je sais l'émotion que j'éprouve quand je l'interprète sur scène et j'essaie de capturer à nouveau la même émotion quand je dirige et réalise.





Depuis combien de temps créez – vous tout ces éléments ?


Depuis que je suis enfant, avec mes frères. Mon père avait l'habitude de dire « Regardez Michael , Regardez le ! »





Est-ce que cela a suscité des jalousies chez eux ?


Ils ne me l'ont pas montré à cette époque. Je n'ai jamais reçu de fessée pendant les répétitions mais [MJ éclate de rire] c'est après, que j'avais des difficultés [Rires]. C'est vrai, que c'est à ce moment là que je la recevais.

Mon père faisait répéter avec une ceinturon dans la main. Il ne fallait pas se louper. Mon père était un génie pour la manière dont il nous a appris la mise en scène, la manière de jouer avec un public, la manière d'anticiper ce que l'on doit faire après, ou encore sur la manière de ne jamais laisser le public sentir si vous souffrez ou si quelque chose se passe mal.

Il était incroyable pour ça.





Est-ce que c'est là que vous avez acquis votre sens des affaires, mais aussi la manière de gérer tout ce qu'il y a autour ?


Absolument. Mon père, l'expérience ; mais j'ai beaucoup appris de mon père. Quand il était jeune, il faisait partie d'un groupe nommé « The Falcons ». Ils venaient et ils jouaient leur musique, tout le temps, il y avait donc toujours de la musique et nous dansions. C'est quelque chose qui fait partie de la culture des Noirs :


Vous poussez tous les meubles, mettez la musique, puis les gens arrivent , tout le monde se met au centre de la pièce et chacun doit faire quelque chose[...]. J'adore ça.





Est-ce que vos enfants le font ?

Oui, mais ils sont timides. Mais ils le font pour moi, de temps en temps.





Concernant l'art de la mise en scène : MTV ne diffusait pas de Noirs à l'antenne. Quelle fut la difficulté pour vous ?


Ils disaient qu'ils ne passaient pas [d'artistes noirs]. Cela m'a brisé le c½ur mais a également allumé quelque chose en moi. Je me suis dit à moi – même : « Je vais faire quelque chose où... Je refusais de pouvoir être ignoré ». Alors oui, pour « Bille Jean », ils ont dit « nous ne la passerons pas ».


Mais quand ils l'ont finalement passé , [le succès fut immédiat] . Ils sont alors devenus demandeurs de TOUT ce que nous avions. Ils sont venus frapper à notre porte. Alors Prince est arrivé, et la porte était ouverte pour lui et pour tous les autres artistes noirs. [MTV]. Avant, MTV, c'était du heavy-metal 24 h. sur 24, et un pot-pourri d'images...


Par le passé, ils sont venus à moi tellement de fois en me disant « Michael, sans vous, il n'y aurait pas eu de MTV ». Ils m'ont répété ça si souvent. [...]





Cela a réellement marqué la naissance de l'âge du vidéo-clip...


J'avais l'habitude de regarder MTV. Mon frère [Jackie] , je n'oublierai jamais, m'avait dit : « Michael tu devrais voir cette chaîne. Oh mon Dieu, c'est la meilleure idée. Ils montrent de la musique 24 h sur 24... 24 h sur 24. Alors je lui ai dit : « Laisse moi regarder ». J'ai regardé ce qu'ils passaient et je me suis dit : « si seulement ils donnaient davantage un aspect spectacle, un peu plus de scénario, un petit peu plus de danse, je suis sûr que les gens aimeraient encore plus. »

Alors je me suis dit : Lorsque je ferai quelque chose, il y aura une histoire , [un scénario] – avec un début, un développement, et une fin – de telle manière que vous puissiez suivre le fil de l'histoire. Il faut qu'il y ait une ligne directrice derrière cela. Ainsi, bien que vous regardiez cela comme un divertissement, vous vous demandez quand même ce qui va se passer.

C'est ce que j'ai commencé à expérimenter avec « Thriller » , « The Way you make me feel », « Bad », « Smooth criminal » en dirigeant et en écrivant.





Que pensez – vous de l'état des vidéo-clips musicaux et de la musique aujourd'hui ?



[L'industrie] est à la croisée des chemins. Il y a une transformation qui est en cours. Les gens sont perdus, sur ce qui va arriver, sur la manière de distribuer et de vendre de la musique.

[...] Je pense que la réponse est simplement de faire une bonne musique qui crée le phénomène. Juste qui soulève les masses. Je pense que les gens sont toujours demandeurs. Mais en ce moment, il n'y a pas de révolution musicale en marche. Mais quand ce sera le moment, les gens iront vers elle. Je pense cela car c'était la même situation avant « Thriller ». Les gens n'achetaient pas de disques. Cela a permis à chacun de retourner chez un disquaire. Donc , quand le moment viendra, le reste suivra.





Qui est-ce qui vous impressionne ?

Sur le plan artistique, Je trouve Ne-Yo merveilleux. Mais il a une approche très « Michael Jackson » également. C'est ce que j'aime chez lui. Je peux dire de lui qu'il sait composer.





Vous travaillez avec ces jeunes artistes ?

Bien sûr. J'ai toujours été comme ça, quelle que soit la personne, que ce soit le facteur ou le balayeur. Si c'est une bonne chanson, elle le reste. La plupart des idées géniales viennent des gens de tous les jours, qui se disent « Pourquoi ne pas essayer ça ou ne pas faire ça ? ». Cela peut être une idée merveilleuse, il faut juste essayer. Chris Brown est merveilleux. Akon est un artiste merveilleux.


J'ai toujours voulu faire une musique qui inspire ou influence une autre génération. Vous voulez que votre création vive, que ce soit une sculpture, une peinture ou de la musique.

Comme disait Michel Ange, : « je sais que le créateur disparaîtra, mais son ½uvre lui survivra. » C'est pourquoi pour échapper à la mort , j'essaie d'investir mon âme dans mes travaux. C'est ma manière de penser. Je m'investis complètement dans mon travail. Je veux lui insuffler la vie.





Comment vous sentez – vous à l'idée d'avoir changé l'histoire ? Est-ce que vous y pensez souvent ?

Oui, souvent. Vraiment. Je suis très fier à l'idée que nous ayons ouvert des portes [...] Partir autour du monde , faire des tournées, dans des stades, vous observez l'influence de la musique. [...]





Que peut –on attendre aujourd'hui de Michael Jackson ?

Je compose beaucoup actuellement. Je suis en studio quasiment tous les jours. Par exemple, concernant le courant rap tel qu'on le connaît aujourd'hui, j'ai toujours pensé qu'en s'appuyant sur une base plus mélodique, il deviendrait plus universel, car tout le monde ne parle pas anglais [rires]. Et vous vous limitez donc à votre pays. Quand vous avez trouvé une mélodie et que tout le monde peut la fredonner, alors cela se diffuse en France, au Moyen – Orient , partout. C'est le cas partout dans le monde, car ils ont ajouté plus de mélodie. Tout le monde doit pouvoir fredonner cette mélodie, du fermier irlandais à la femme qui nettoie les toilettes à Harlem, à quelqu'un qui siffle en passant par les enfants claquant des doigts.

On doit pouvoir fredonner la mélodie.





Vous aurez bientôt 50 ans. Vous voyez-vous encore faire ce métier à 80 ans ?

Sincèrement, hummm, non. Ne pas faire comme James Brown a fait, ni comme Jackie Wilson. Ils se sont tués ainsi. Personnellement, j'aurais souhaité que [Brown] ralentisse la cadence, se repose davantage et prenne du plaisir après avoir travaillé si dur.





Ferez – vous encore une tournée de concerts ?

Je ne suis pas intéressé par de longues tournées. Mais ce que j'aime dans les tournées c'est qu'elles permettent de s'améliorer. C'est ce que j'aime dans Broadway, c'est la raison pour laquelle les acteurs se tournent vers Broadway, ça leur permet de peaufiner leurs compétences. Car cela prend des années pour devenir un excellent homme de spectacle. Des années. Vous ne pouvez pas sortir quelqu'un de l'ombre , le mettre sur scène, et attendre de lui qu'il se mesure à des personnes comme celles là, ça ne fonctionnera jamais. Et le public le sait, il le voit. La façon dont il bouge ses mains, son corps, la manière dont il tient le micro , dont il salue. Le public le voit instantanément.


Aujourd'hui, Stevie Wonder est un prophète de la musique. Il est une personne que je dois aussi créditer. J'avais l'habitude de me dire : « Je veux composer davantage ». J'avais pris l'habitude de voir Gamble et Huff , et Hal Davis et « The Corporation » écrire tout ces tubes pour les Jackson 5 et je voulais vraiment étudier la question.

Savoir ce qu'ils faisaient habituellement, c'était de nous faire venir chanter quand la chanson était prête. Cela me tracassait car je voulais les voir faire une chanson. Ils m'ont donné « ABC » quand la chanson était terminée, idem pour « I want you back » ou « The love you save ». Je voulais connaître l'ensemble [du processus].


Stevie Wonder me laissait me poser comme si j'étais une mouche sur un mur. J'ai assisté à la réalisation de « Songs in the Key of Life , ainsi que d'autres tubes.[...]

Quand vous pouvez réellement voir la science, l'anatomie et la structure qui fait fonctionner tout cela , c'est quelque chose de merveilleux.





Vous êtes sur la scène internationale. Comment décririez – vous le monde d'aujourd'hui ?

Je me sens très concerné par la question du réchauffement climatique. J'étais conscient que cela allait arrivé mais j'aurais aimé que l'intérêt des gens soit pris en compte plus tôt. Mais, il n'est jamais trop tard. On compare cela à un train qui avance à toute vitesse, si nous ne l'arrêtons pas aujourd'hui, nous ne l'arrêterons jamais. Nous devons donc l'arrêter aujourd'hui.

C'est ce que j'ai essayé de faire avec « Earth Song » , « Heal The World », « We are the World », écrire ces chansons pour que les gens prennent conscience. J'espère que les gens écoutent chaque mot.





Quel est votre avis sur la prochaine élection présidentielle ? Hillary ? Barack ?

Pour être honnête, je ne suis pas cela. Nous ne cherchons pas quelqu'un pour résoudre les problèmes du monde. D'ailleurs, il ne peuvent pas le faire. C'est ma manière de voir les choses. Cela nous dépasse. Regardez, nous ne pouvons pas contrôler la terre, elle peut trembler. Nous ne pouvons pas contrôler les mers, des tsunamis se produisent. Nous ne contrôlons pas les nuages, des tempêtes éclatent. Nous sommes tous entre les mains de Dieu. Je pense que l'homme doit prendre cela en considération. J'espère juste qu'ils feront plus pour leurs enfants, qu'ils les aideront davantage. Cela serait bien , n'est-ce pas ?





En parlant d'enfants, en tant que père aujourd'hui , projetons nous 25 ans en arrière. Quelle est la différence entre ce Michael et celui d'aujourd'hui ?


C'est probablement, le même Michael que vous avez en face. Je voulais simplement d'abord accomplir certaines choses. Mais j'ai toujours gardé dans un coin de la tête, des choses que j'aimerais accomplir, m'occuper des enfants, être père. Et j'y prends beaucoup de plaisir.





Qu'est-ce que vous pensez de tout ce qui s'écrit sur vous, tout ce que vous lisez à ce sujet ? Qu'est-ce que vous ressentez ?


Je n'y accorde pas d'attention. A mon avis, il s'agit d'ignorance. Ce n'est généralement pas basé sur des faits. C'est basé sur les « on dit » et les mythes. Le gars que vous ne voyez pas. Chaque voisin a quelqu'un dont on ne sait rien et donc sur lequel tout le monde fait des commérages. On raconte des histoires sur lui, sur ce qu'il a fait, ce qu'il n'a pas fait. Les gens sont fous !


Je cherche juste à faire de la bonne musique.


Mais , revenons à Motown 25, ce qui m'a le plus touché en faisant cela , c'est ce qui s'est passé après avoir été sur scène - je n'oublierais jamais - . Dans les coulisses, il y avait Marvin Gaye, The Temptations, Smokey Robinson et mes frères. Ils m'ont serré dans leurs bras et m'ont embrassé.

Richard Pryor s'est avancé vers moi et m'a dit [avec une voix douce] : « C'était la meilleure performance que j'ai jamais vue ». C'était ma récompense. C'était des gens que j'admirais depuis tout petit dans l'Indiana, j'avais l'habitude d'écouter Marvin Gaye, les Temptations , alors qu'ils aient cette opinion de moi, m'honorait beaucoup.


Le lendemain, Fred Astaire m'a appelé et m'a dit : « j'ai regardé [ta performance] hier soir, je l'ai enregistrée , et je l'ai encore regardée ce matin. Tu es un danseur hors pair. Tu as laissé le public sur le cul l'autre soir ! [...]


Je me rappelle clairement de l'exécution de la chorégraphie et je me souviens que j'étais contrarié par ma prestation car ce n'était pas ce que je voulais. Je voulais en faire plus. [...] Et dans les coulisses, j'ai croisé un petit enfant juif, habillé d'un smoking , il m'a regardé et ma demandé (sur un ton stupéfait) : « Qui t'as appris à danser comme ça ? » [Rires] Et je lui ai dit : « J'imagine que c'est Dieu... et des répétitions ».



Sources : Ebony Magazine / MJNO / Traduction : MJLegend
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# Posté le mercredi 28 novembre 2007 08:25

03/11/2007 : EVENEMENT

03/11/2007 : EVENEMENT
Le numéro de décembre du magazine "Ebony" doit normalement paraître aux USA le 12 novembre.

Néanmoins, avec une semaine d'avance, une fan du KOP Board vient de proposer quelques scans du fameux magazine.
Selon certains dires, le magazine serait déjà en vente à New York. [information non vérifiée pour l'instant]

Parmi, les photographes qui ont réalisé cette session photo , on note Matthew Rolston, un photographe américain célèbre, également réalisateur de vidéoclips.

Son site officiel : matthewrolston.com

Concernant le contenu du magazine, il comporte bien en plus des photos , une interview exclusive.

Découvrez ci-dessous les premières images postées par Lovely1ne21 sur le KOP Board.




Sources : Ebony Magazine / Kop Board / MJ portal / MJLegend

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 08:18

02/11/2007 : Parole de Goonies

02/11/2007 : Parole de Goonies
Le site thegoonies.org réalise actuellement une série d’interviews pour offrir prochainement aux fans du film « Les Goonies » un documentaire du film sur DVD.
Aujourd’hui, ce site web vient de mettre en ligne une interview de Jeff Cohen, un des acteurs du film.

Même si certaines de ses allusions lors de cette interview peuvent agacer, nous retiendrons ce qui nous inresse, à savoir lanecdote de la visite de Michael Jackson sur le plateau de tournage du film en 1984.

J. Cohen confie : « Cétait une époque avec un contexte différent de celui d’aujourdhui ». A l’époque, M. Jackson était « une superstar » et « était considéré comme l'une des plus importantes personnes sur Terre ».

Lors de sa visite, Michael portait un veste brodée, ses traditionnelles « lunettes noires », et chose plus inattendue « son gant » à paillettes !

Même sil avoue ne pas sêtre rendu au ranch de Neverland , J. Cohen raconte avoir été invité avec tous les acteurs du film à assister à un concert du « Victory Tour » qui se tenait dans un stade non loin.

J. Cohen le décrit comme « incroyable et un concert fantastique ».

Sources : thegoonies.org [danke Georgios] / MJLegend

# Posté le samedi 17 novembre 2007 09:16

[font=Arial Black][size=10px]11/10/2007 : Akon confirme travailler avec MJ

11/10/2007 : Akon confirme travailler avec MJ


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Dans une interview accordée au site Expressindia.com, Akon a précisé à propos de sa collaboration avec le King of Pop : "Je ne peux pas parler de M. Jackson depuis que nous avons signé un accord ne me permettant pas de le faire".

Ce type d'accord est assez classique. Il rappelle notamment ce que disait il y a 4 mois, le chanteur Ne-Yo , qui travaille sur le même projet, et à propos duquel MJ lui a également interdit de communiquer ( News 22/06/2007 ).

Sources : Expressindia.com / MJLegend
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 16:08